L’augmentation des arrêts de travail est devenue un sujet politique majeur. Elle alimente inquiétudes budgétaires et discours de suspicion à l’égard des médecins, accusés de prescrire trop facilement. Cette lecture est pourtant réductrice. Elle passe à côté de la réalité clinique et sociale qui se joue chaque jour dans les cabinets médicaux, en particulier en médecine générale.
Les demandes d’arrêt s’inscrivent rarement dans une logique de confort. Une aide-soignante de 45 ans consulte pour insomnies, douleurs diffuses, anxiété et crises…